21 juin 2007
Aerosmith, Bercy, 19/06/2007

Ca paraît fou, mais le dernier concert d'Aerosmith en France remontait au 11 juin 1997 à Bercy ! Les ayant ratés à cette époque, je ne me doutais alors pas qu'il me faudrait alors attendre plus de 10 ans pour enfin les voir sur scène.
Or, à force de trop attendre quelque chose, on en vient parfois à être déçu quand on l'obtient. Je ne pense néanmoins pas que ce soit ce qui explique que j'ai ressenti la prestation des Bostoniens comme correcte, mais sans plus.
Aerosmith n'a pas su prendre Bercy par les couilles, c'est clair et net. Des gradins, il était sensible que le groupe n'a pas mis le feu au public, il y a eu trop peu de titres où la fosse a vraiment bougé ou chanté en coeur. J'ai rarement vu un Bercy aussi paisible pour un concert de rock au sens large, alors qu'on avait affaire à une enfilade de classiques.
En dehors de l'infatigable Steven Tyler, les autres membres du groupe commencent hélas vraiment à ressembler des vétérans qui se contentent d'assurer le minimum, exception faite du ténébreux Joe Perry qui n'a quand même pas autant la bougeote que son complice Tyler. Ce dernier n'arrêtant pas d'haranguer la foule et d'arpenter les coursives lui permettant d'aller jusque dans le public, se donne totalement à fond, et assure toujours vocalement.
Mais, Tyler avait beau se démener, il était difficile pour lui d'occuper tout l'espace. Dommage car quand on voit les récents DVD où Aerosmith joue en club aux USA, c'est de la dynamite !
Situé dans les gradins à une distance que j'estime à peu près idéale, j'essaie toujours d'occuper la même zone lors de concert à Bercy. Cela me permet de comparer aussi la qualité du son et je regrette d'avoir à écrire qu'il n'était pas terrible ; la voix, bien mixée en avant, était correctement audible, mais la batterie ruinait le tout à cause d'une réverb' vraiment mal venue, que même mes protections auditives vissées à fond ne permettaient pas de filtrer. Frustrant...
Je reste bien satisfait que Aerosmith soit enfin revenu en France, mais le groupe est sans conteste à revoir dans une salle plus adaptée.
Merci à Jérôme pour l'excellente photo prise avec son zoom optique... Des photos officielles (et superbes) du concert de Bercy sont disponibles ici.
Setlist:
Love In An Elevator
Falling In Love (Is Hard On The Knees)
Cryin'
Eat The Rich
I Don't Want To Miss A Thing
Jaded
Rag Doll
Janie's Got A Gun
Baby Please Don't Go
Hangman Jury/Seasons Of Wither
Dream On
S.O.S. (Too Bad)
Livin' On The Edge
Stop Messin' Around
Sweet Emotion
Draw The Line
Rappel:
Walk This Way
Mama Kin
10:08 Publié dans Concerts | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : aerosmith, rock, concert, bercy
18 juin 2007
El Camino de San Diego

Complètement conquis par le précédent film de l'argentin Carlos Sorin, Bombón El Perro, je n'ai pas hésité à aller voir son nouveal long-métrage, El Camino de San Diego.
Un ouvrier très pauvre d'un coin reculé de l'Argentine voue un culte à Diego Maradona. Il décide un jour de prendre la route pour rencontrer son idole, hospitalisée à Buenos Aires pour insuffisance cardiaque, et lui offrir une étonnante racine d'arbre, qu'il a trouvée dans la forêt et qui ressemble à la silhouette de son idole. Commence alors un périple riche en surprises et en rencontres...
Scénariste de ses films, Carlos Sorin aime plonger un homme ordinaire (voire "moins que rien") dans une situation "extraordinaire", ou qui, du moins le dépasse nettement. Avec El Camino..., Sorin tisse une fable sociale sous forme de voyage initiatique. L'objet du culte (Diego Maradona) n'est ici évidemment qu'un prétexte ; peu importe l'idole, c'est la puissance de la foi qui intéresse Sorin, et la capacité de l'homme à se dépasser pour la cause qui l'habite.
Comme dans Bombón El Perro, les acteurs sont non professionnels, et il s'en dégage une naïveté confondante. Les rencontres sont pittoresques, touchantes, sans jamais verser dans le pathos. Mais, fidèle à son style documentaire, la caméra de Sorin apporte un éclairage sans concession sur la situation sociale et économique de l'Argentine.
Pourtant, contrairement à Bombón El Perro, El Camino... a du mal à totalement captiver sur la durée (1h38). Peut-être est-ce la faute au personnage principal, tellement simple d'esprit qu'il en est parfois béat, ce qui rend son jeu bien moins touchant que celui Juan Villegas qui incarnait le héros de Bombón El Perro. Villegas fait d'ailleurs une apparition dans une scène, et aussi brève soit-elle, c'est une illumination.
Il y a de toute façon un peu moins d'humour, un peu moins de situations iconoclastes, comme ce film d'auteur avait été conçu sans trop se forcer. On ne loupera néanmoins pas le prochain.
7/10
17:21 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Cinéma

