05 février 2006
Incontrôlable

Oui, jeudi dernier je suis allé voir en avant-première ce film, car nous avions reçu des invitations pour y aller à 4 personnes, j'en ai donc profité pour inviter des amis de manière à aller voir un bon (?) nanar, car c'est en groupe qu'on peut les apprécier. Je ne cherche pas d'excuses, j'assume totalement, j'aime réellement aller voir occasionnellement de telles niaiseries qui peuvent révéler de bonnes surprises et qui parfois, procurent le délicieux plaisir du visionnage au second (ou énième) degré (c'est un art, assez rare).
Hélas, Incontrôlable ne se prête pas tant que cela à ces petits jeux, à cause d'une réalisation très (trop) cheap et d'une qualité d'écriture des gags très variable.
On a réellement l'impression que le scénario a été écrit par un groupe de gens différents, genre des potes réunis lors d'une soirée trop arrosée, avec des moments de grâce, mais aussi du lourd et du n'importe quoi. Or, le n'importe quoi ou nonsense est un art difficile (cf. les Monthy Python), et visiblement pas à la portée de Raffy Shart, le réalisateur du film et auparavant scénariste de Ma Femme... s'appelle Maurice (2002).
On se demande qu'est-ce que Patrick Timsit et Thierry Lhermitte viennent faire dans cette galère, qui capitalise tout sur le nom de Michaël Youn, qui montre ici toute la limitation de son "talent".
Je retiens personnellement du film une seule séquence bien ficelée : la visite de Georges (Michaël Youn) à sa copine Marion (Hélène De Fougerolles) dans la maison familiale de son père Denis (Thierry Lhermitte), prétexte à des gags énormes rappelant par instant(s) Les Nuls.
A la fin du film, nous avons eu l'insigne honneur d'avoir la présence de Michaël Youn et de Raffy Shart pour répondre aux questions du public. Ce dernier se voyait voler la parole par le premier, qui hélas semble réellement avoir la grosse tête (tout en tentant de ne pas le laisser paraître). Nous devions être à peine 150 spectateurs dans une salle de 400 (au Pathé Quai d'Ivry), il n'y avait donc pas de quoi pavoiser. Il y a eu bien peu de questions, mais posées uniquement par de jeunes filles issues de l'immigration, dont certaines "émues" de parler à la "star". Youn tentait systématiquement des réparties improvisées à la Baffie mais il n'a pas fait rire grand-monde. C'est triste à dire mais c'est vraiment quelqu'un de lourd qui essaie de continuer à faire fructifier sa popularité, mais je doute que le bonhomme ait la capacité de rebondir.
C'est sans regret que cette séance de questions-réponses s'est terminée rapidement, laissant quand même un grand nombre de spectateurs avides d'obtenir un autographe sur des affiches du film, généreusement distribuées par Pathé, distributeur du film. Parfois, je n'ai pas l'impression de vivre dans le même monde que d'autres et rien que pour ça, ça valait le coup d'y être, à cette avant-première !
2/10
18:45 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : Cinéma

