17 février 2008
Dégustation du 07/11/07 - Dalmore, Glenburgie, Arran, Laphroaig
Ayant de grandes difficultés à faire vivre ce blog, je n'ai pas pu encore couvrir la saison 2007-2008 du club de la Maison du Whisky. Après un Whisky Live en septembre 2007 de très haute tenue en ce qui concerne les whiskies présentés, la première dégustation de la saison a eu lieu en novembre 2007, sur trois soirées (petite taille du Harry's Bar oblige).
Arrivé très en retard ce soir-là, en nage et sans possibilité de s'asseoir (petite salle du sous-sol pleine comme un oeuf), j'avoue que les conditions de dégustation n'étaient pas optimales et je n'ai pas apprécié ces whiskies à leur juste valeur. Je m'abstiendrai donc de commentaires de dégustation détaillés, surtout en écrivant trois mois plus tard, surtout que pour une fois je n'avais pas pris de notes.
Je renvoie donc à la note du blog de la Maison du Whisky pour le détail et les commentaires de dégustation, que je me permets juste de nuancer de mémoire.
Le Dalmore 12 ans, 43 %, embouteillé en 1988, n'a pas impressionné grand-monde visiblement, malgré le fait que c'était un collector puisque cette version n'est plus en vente depuis longtemps.
La première star de la soirée était censée être ce Glenburgie très âgé (35 ans), de chez Gordon & MacPhail, alors encensé dans le Whisky Mag' par Martine Nouet, qui lui a décerné un 9/10 très rare, contrebalancé par un tout de même très bon 8/10 par Dave Broom. Je me souviens d'une belle finesse en bouche tirant à la fois sur les agrumes et les fruits jaunes, mais à 164€, non merci...! Evidemment il faudrait le regoûter dans de bonnes conditions, j'ai totalement conscience que je suis passé à côté de ce Glenburgie.
Le troisième whisky de la soirée était une jolie découverte de la gamme étendue d'Arran, distillerie de l'île du même nom, qui continue à se démarquer par des affinages toujours plus recherchés. Cette version à 50% provient de fûts de xèrès fino de chez Valdespino. Il n'y a pas à chipoter, Arran est un des maîtres des affinages, personnellement je ne cours pas trop après ces styles de vieillissement, mais quand c'est aussi bien fait, à un prix correct (61€), je suis convaincu.
Signatory Vintage a embouteillé en 2007 de nouveaux fûts de Laphroaig de 1991, tous à la force du fût, avec donc des degrés divers selon le fût. Déjà dégusté lors du Whisky Live 2007, mais du même fût, ces Laphroaig 16 ans, à "seulement" 83€, sont une réussite de plus pour l'embouteilleur Signatory Vintage, qui semble de toute façon relativement intouchable dans sa gamme Cask Strength. Une valeur sûre qui était déjà sur ma liste d'achat depuis le Whisky Live.
19:48 Publié dans Whisky | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Whisky, Dalmore, Glenburgie, Arran, Laphroaig
Things We Lost In The Fire

Le précédent long-métrage de la Danoise Susanne Bier, After The Wedding, m'avait laissé relativement pantois devant une telle réussite artistique.
Contrairement à que je souhaitais alors, je n'ai pas pu découvrir depuis le reste de la filmographie de Susanne Bier, mais la réalisatrice a sorti son nouveau film, Things We Lost In The Fire (sorti en France sous le nom approximatif de Nos Souvenirs brulés), tourné pour la première fois aux USA, avec des acteurs américains : Benicio Del Toro, Halle Berry, Alison Lohman, David Duchovny...
En quelques minutes, la personnalité intense de la réalisatrice se retrouve intacte à l'écran, et je peux alors me borner à reproduire à l'identique ce que j'écrivais à propos de la réalisation d'After The Wedding : Susanne Bier filme beaucoup caméra à l'épaule, passant littéralement au scalpel des performances d'acteurs viscérales. Ses cadrages sont virtuoses et nous transportent au coeur de l'émotion et de l'atmosphère des scènes. Mieux, elle sait capter mille détails qui mettent le récit en état d'apesanteur pour quelques secondes, comme sait si bien le faire l'immense Michael Mann. Ajoutons que le directeur de la photographie est Tom Stern, le chef op' des cinq derniers films de Clint Eastwood... et nous avons une réussite formelle déjà incontestable. Mais ce n'est pas tout.
Things We Lost In The Fire est stylistiquement un drame, par moment un mélodrame, mais jamais (à mon avis) sans franchir la ligne jaune, c'est-à-dire sans tomber du côté de la guimauve. Le scénario évite de surcroît les clichés qui s'offrent à lui, et le centre de gravité du film se déplace peu à peu au cours des deux heures. Les acteurs sont admirablement bien dirigés (même l'habituellement transparente Halle Berry est bouleversante). Benicio Del Toro a comme d'habitude étudié de très près son personnage, ici de junkie, en allant jusqu'à participer à des réunions des Narcotics Anonymous. Le résultat est intense, douloureux, pétrifiant, mais ni ennuyeux, ni boursouflé ; en un mot : digne. Néanmoins, inutile d'aller voir de tels films si vous n'avez pas le moral, on en ressort groggy.
Vivement le prochain film de Susanne Bier, et espérons qu'elle va finir par se faire un nom, en tout cas son passage de l'autre côté de l'Atlantique est un succès, ceci grâce au producteur Sam Mendes (réalisateur d'American Beauty, Jarhead...), qui l'a choisie spécifiquement pour ce projet et qui lui a laissé une liberté totale. Susanne Bier a d'autres projets de films aux USA ; si la qualité reste à ce niveau, nul doute que le grand public devrait enfin avoir une autre image du cinéma danois que celle de Lars Von Trier !
8/10
11:03 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Cinéma, Susanne Bier, Benicio Del Toro, Halle Berry, Alison Lohman

